Le premier jour du reste de ta vie

Publié le par AngeDémon

Film français du moment, apparemment bien coté par la critique, "Le premier jour du reste de ta vie" ne pouvait échapper à la critique de notre blog.

L'Histoire retiendra qu'il s'agit ici du premier article que nous publions.


Simple mais diablement efficace...
Un juste portrait de famille...
     Bon il faut être honnête, LPJDRDTV n'était pas mon premier choix pour la soirée ciné. Alors que ma préférence allait à Xf-iles (oui je suis un fan, et alors ?) voire La Momie (hmm, ok, aucune excuse), par une magie que je qualifierais de "féminine" (pour le moins) nous nous sommes retrouvés dans la mauvaise salle. Dire que j'avais un a priori négatif sur ce film est un euphémisme ("ouais, encore un film franchouille avec des gens normaux et un mort au début et tout le monde qui pleurniche").

     Planté. Mais alors dans les grandes largeurs. Franchement, j'ai adoré ce film. Certes, quelques longueurs apparaissent après le deuxième tiers et la fin est peut-être expédiée, mais pendant la première heure et quart je me suis régalé. Mention spéciale au concert de air guitar que les inconditionnels de Guitar Hero et Rock Band (sur Xbox 360 only !) apprécieront. Ajoutez à cela une bande son aux petits oignons et vous obtenez 2 heures de régal parsemées de scènes fortes (la perte de sa virginité par Fleur ou encore la lecture du journal intime de sa fille par Marie-Jeanne). Difficile de ne pas s'attacher aux personnages (une ola pour Marc-André Grondin qui interprète Raphaël), joués avec simplicité et vérité. Même le grand-père râleur (Roger Dumas) réussit à arracher quelques sourires. La volonté de caricature de certains personnages est flagrante mais fait partie du charme de l'ensemble, comme certaines répliques évidents ("Vous pouvez pas comprendre" répond Fleur à ses parents lui demandant ce qu'est "le Grunge".

     LPJDRDTV est un vrai moment de fraîcheur au mileu des pop-corn movies de l'été. A déguster sans modération avant  l'inmanquable Dark Night...
Moi je voulais y aller... Sans grande conviction, certes, mais entre LPJDRDTV, X-Files et La Momie III (non sans blague c’est le troisième film de la série)…

     Le principe : une famille, cinq tranches de vie, chacune éclairant un personnage. Classique ? Oui, mais cela fonctionne étonnamment bien. Le spectateur découvre petit à petit, en fil rouge, les liens qui unissent les protagonistes et les drames personnels de chacun. Quelques lieux communs émaillent le film mais, dans l’ensemble, les personnages principaux ne sont pas (trop) caricaturaux. On ne pas en dire autant,
cependant, des personnages secondaires (le vilain petit copain, mi-looser mi -goujat, la fiancée écolo feng-shuiste, le moniteur d’auto-école, amant potentiel, au charme et au sourire de boy-scout attardé digne d’une pub Colgate, la meilleure copine…). Seul le grand-père tire, effectivement, un peu son épingle du jeu. Restent quelques portraits cocasses en passant, une vieille peu botoxée et son chien-chien, un « original » rastaman…

     Du côté de l’histoire principale, Maman fait sa crise de la cinquantaine, reprend ses études et cherche à plaire de nouveau, Papa pratique le détachement, sauf des fois… Les fistons sont l’un fils à Maman, médecin, jeune premier, l’autre oisif et
rêveur. Quant à la petite dernière, on lui donnerait d’abord le Bon Dieu sans confession, mais c’est avant de la retrouver adolescente, grunge, en quête de sa féminité puis jeune femme paumée, écorchée vive.

     Le film est bien construit, les séquences s’enchaînent sans grosses longueurs
(contrairement à ce qu’en pense Mr Ange), l’ensemble est cohérent et efficace, parfois même surprenant. On commence par détester les enfants et mépriser les parents. On finit par les trouver tous attachants, réalistes. Le pire finalement, c’est de sortir de la salle avec Etienne Daho en boucle dans la tête !




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Publié dans Cinéma

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